Presse
Sublime, exquis, élégant.
Steve Shehan -
Musicien, compositeur
MEILLEUR ALBUM 2007 POUR L'ASIE ET LE MOYEN-ORIENT
Mondomix
PRIX "COUP DE COEUR"
Académie Charles
Cros
MONDOMIX
MEILLEUR
ALBUM 2007 POUR L'ASIE ET LE MOYEN-ORIENT
Conçu comme un parcours musical d'une
journée, l'album touche la tête et le coeur, et place
l'auditeur au coeur de la forêt, bercé par le chant du
ruisseau, des oiseaux et des insectes, dans l'intimité
musicale des Tboli.
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Boris Lelong, fondateur de l'association
Altamira, est l'initiateur de portraits sonores de
communautés dont la richesse musicale est souvent en
péril. Après plusieurs voyages au sein des cultures
tibétaine (Sherap Dorjee) et mauritanienne (Moudou ould
Mattalla), il s'enfonce dans les forêts septentrionales
des Philippines, au bord du lac Sebu, là où (sur)vit le
monde musical des femmes Tboli. Pour ces virtuoses
(luths, flûtes, percussions...), fondatrices du collectif
Lemhadong, la musique est leur tissu social et leur lien
avec la forêt, lieu et source de vie. Cet album ne déroge
donc pas aux principes d'Altamira et associe aux musiques
les sons de l'environnement. Huit années de travail
auront été nécéssaires pour vaincre les timidités,
comprendre le quotidien des ces femmes et finalement
capter l'essence de ce répertoire extraordinaire nourri
des sons et du rythme de la nature. Un travail de fond qui
trouve sa consécration dans cet album vraiment
authentique où, sublimé par un enregistrement d'une
grande fidélité, l'émotion de la réunion musicale émane
de chaque morceau. Conçu comme un parcours musical d'une
journée, l'album touche la tête et le coeur, et place
l'auditeur au coeur de la forêt, bercé par le chant du
ruisseau, des oiseaux et des insectes, dans l'intimité
musicale des Tboli.
Acquérir ce disque, c'est contribuer à la sauvegarde de
ce patrimoine grâce aux fond reversés à une collectivité
affaiblie par la modernisation et la déforestation, mais
c'est aussi toucher un peu de la magie du monde.
Fabien
Maisonneuve
Mondomix
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BANGKOK POST
Enregistrements
absolument remarquables du lac Sebu aux Philippines. La
musique des femmes de Lemhadong reflète leur relation
intime avec la nature et a été ciselé par les sons de la
forêt, et le musicologue Boris Lelong doit être félicité
pour avoir placé les enregistrements dans la forêt, près
d'un ruisseau ou dans les jardins villageois. Le
bourdonnement des insectes et les appels des grenouilles,
les rires et le sont de l'eau qui coule ponctuent les
interprétations, offrant à l'auditeur une sensation "d'être
là".
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Splendeur
collective
Enregistrements
absolument remarquables du lac Sebu aux
Philippines
Mindanao, au sud des Philippines, possède un riche
héritage musical. Je l'ai découvert il y a plus de dix
ans grâce à deux des plus célèbres chanteurs de cette
région, Grace Nono et Joey Ayala. Nono a mené des
recherches dans la région et a publié plusieurs
excellents enregistrements de terrain sur le label
qu'elle a fondé avec son compagnon, Tao Music.
Une autre série d'enregistrements en provenance de
Mindanao est arrivée sur le bureau de World Beat, "Femmes
artistes du lac Sebu" (Musique du Monde / Buda Musique).
Cet album présente la musique des Tboli, qui vivent dans
la Cordillère de Cotabato, au sud de Mindanao.
Les femmes Tboli du collectif Lemhadong vivent sur les
rives du lac Sebu. Elles forment un groupe vraiment
remarquable, non seulement parce qu'elles sont des
musiciennes et poly-instrumentistes douées, mais aussi
parce qu'elles tissent des textiles colorés aux motifs
géométriques, appelés tnalak, qu'elles forgent le bronze
avec une technique ancienne. Moi qui croyait que la
pluri-activité était un phénomène récent...
La musique des femmes
de Lemhadong reflète leur relation intime avec la nature
et a été ciselé par les sons de la forêt, et le
musicologue Boris Lelong doit être félicité pour avoir
placé les enregistrements dans la forêt, près d'un
ruisseau ou dans les jardins villageois. Le bourdonnement
des insectes et les appels des grenouilles, les rires et
le sont de l'eau qui coule ponctuent les interprétations,
offrant à l'auditeur une sensation "d'être
là".
La plupart des pistes de l'album sont des interprétations
en soliste, à part les ensembles de gongs. Quand elles
chantent, elles s'accompagnent souvent elles-mêmes. Sont
mis en avant le luth hegelung (assez sembable au chapay
cambodgien), la cithare en bambou sludoy, guimbardes,
chalumeaux et gongs. La musique produit sa magie au
travers de lents motifs mélodiques qui se répètent comme
les figures géométrique du tissage, chaque morceau
s'enchaînant naturellement avec le suivant.
Je n'avais pas apprécié à ce point un album
d'enregitrements de terrain de cette région depuis un
album de musique Kmhmu du Laos et du nord de la
Tahïlande, "Bamboo on the Mountains" (Smithsonian
Folkways, USA) que j'avais chroniqué en 1999.
Hautement
recommandé.
Le
collectif Lemhadong a été actif dans tous les aspects de
la production de cet album (Boris Lelong étant l'auteur
des excellents textes et photographies) afin de mettre en
valeur leur musique et leur culture, sérieusement
menacées par la spoliation.
John Clewley
Bangkok Post (rubrique World
Beat)
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ETHNOTEMPOS
C'est une somptueuse excursion sonore qui nous est
proposée avec ce disque, une plongée poétique au sein même
de l'environnement et du quotidien des T'Boli.
Voilà donc une réalisation essentielle de plus à
l'actif de l'association Altamira, dont il faut saluer le
travail de valorisation culturelle... en même temps que son
immense sensibilité artistique.
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En 2002, un CD produit par Boris LELONG
de l'association culturelle Altamira et relayé par le
label Buda Musique avait permis de découvrir un aspect de
la tradition musicale d'une communauté culturelle
indigène implantée dans le Sud de l'archipel des
Philippines, sur l'île de Mindanao, à savoir les T'Boli.
Cet album avait révélé deux excellentes musiciennes
expertes dans l'art du hegelung, le luth traditionnel
emblématique de la culture t'boli (cf. ETHNOTEMPOS n°
15).
Nous retrouvons ces femmes artistes, avec plusieurs
autres, dans ce nouveau volume discographique qui offre
un panorama plus large des pratiques musicales et vocales
des T'boli. Réunies sous le nom du collectif LEMHADONG
(nom qui fait référence à une épopée mythique de la
tradition t'boli), ces femmes – plus un homme – nous font
entendre des instruments aussi rares qu'inouïs. Outre le
luth hegelung, que l'on retrouve avec autant de plaisir,
loisir nous est donné d'appécier le chant lingon, la
cithare tubulaire sludoy, le métallophone klintang,
l'ensemble de gongs smaggi, la vièle dwigey, la guimbarde
kumbing, ou encore le chalumeau flendeg lami, conçu à
partir d'une tige de riz ! La richesse et la variété de
la culture musicale t'boli sont exposées dans ce CD à
travers des enregistrements impeccables effectués le long
de huit années in situ, au sein d'un village situé en
plein cœur de cette province montagneuse surplombant le
lac Sebu, territoire t'boli par excellence.
Pour autant, cette nouvelle réalisation de Boris LELONG
ne se contente pas de prendre les traits parfois un peu
austères de l'exposé universitaire
ethnomusicologique. C'est au contraire une
somptueuse excursion sonore qui nous est proposée avec ce
disque, une plongée poétique au sein même de
l'environnement et du quotidien des T'Boli, dans laquelle
toutes les performances musicales et chantées ne se
départissent pas de leur espace naturel.
Grésillements de cigales,
chants du coq, gazouillis d'oiseaux, craquements du
bambou sous les flammes, flots de la rivière, cris
d'enfants ou propos plaisantins lancés à la cantonade
lors des moments de fête forment une tapisserie sonore
naturaliste qui vient ponctuer et en quelque sorte «
polyphoniser » les expressions musicales t'boli, de
tradition essentiellement soliste. (Seule la dernière
pièce combine le chant et le luth hegelung, ce qui est
rare.)
Et quand on sait que les instruments de musique t'boli
sont pour la plupart fabriqués (à l'exception des gongs)
à partir des ressources végétales de leur environnement
forestier, et que certaines techniques instrumentales
évoquent des manifestations animalières, il n'y a rien
que de très logique à cette restitution sonore du
contexte des T'Boli, qui résonne comme l'écho de
l'imaginaire de cette communauté qui a toujours cherché à
vivre en bonne intelligence avec les esprits gardiens de
la forêt... De l'aube au crépuscule, de la forêt à la
rivière, jusqu'au village et au creux des réjouissances
qui s'y tiennent, ce CD, agrémenté de très belles photos
et d'un livret très instructif, dresse un panorama en
relief du milieu et des valeurs sociétales et culturelles
des T'Boli à travers leurs traces musicales et sonores.
A une époque où la culture agroforestière des T'Boli est
mise à mal par le désenclavement de la région, lequel a
encouragé l'arrivée massive de colons philippins,
entraînant à son tour la déforestation et plongeant les
T'Boli dans une situation de grande précarité sociale et
économique, ce CD nous renvoie l'écho d'un monde en
déclin, mais dont il est aussi une roue de secours, en
tout cas un geste culturel fort dont la diffusion
internationale permettra à cette culture de se faire
entendre à l'échelle planétaire et ainsi appréhender le
monde moderne par un biais autrement plus gratifiant.
Voilà donc une réalisation essentielle de plus à l'actif
de l'association Altamira, dont il faut saluer le travail
de valorisation culturelle... en même temps que son
immense sensibilité artistique.
Stéphane
Fougère
Ethnotempos
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MEDIATHEQUE DE BELGIQUE
Loin d'être un document musical aseptisé, l'album est
avant tout un témoignage humain, basé autant sur la vie du
village au sein de son environnement que sur une simple
production musicale.
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Et aussi
A propos du premier album né de ce projet,
Musique de luth en
pays Tboli
TRAD MAGAZINE
Le son est parfait et l’on déguste agréablement ces pièces
instrumentales jouées en solo, à raison de six pièces par
interprète.
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Nombreuses sont les raisons de s’arrêter
et d’écouter tranquillement ce disque. D’abord, on ne
peut pas dire qu’on soit noyé sous le poids des disques
de musiques des Philippines. Ces expressions viennent
rarement jusqu’à nous alors qu’elles valent largement le
détour.
Ensuite, nous avons la chance d’entendre ici le luth
hegelung joué par deux musiciennes qui ont été très bien
enregistrées. Le son est parfait et l’on déguste
agréablement ces pièces instrumentales jouées en solo, à
raison de six pièces par interprète.
Enfin, nous écoutons ici une musique à la richesse
évocatrice rare. Comme souvent en Orient, le jeu
instrumental peut décrire ou, plus subtilement encore,
évoquer. On évoque un oiseau, une discussion entre
amants, le souvenir de quelqu’un ou d’un événement
important… On joue aussi pour la danse ou pour donner une
version instrumentale d’une chanson.
Deux cordes suffisent à ce jeu, à la manière du dulcimer
ou de l’épinette, une corde servant de bourdon et l’autre
au jeu de la mélodie.
Ce disque rare
est comparable à ceux que
nous donna le label Pan pour la musique Sarawak de
Bornéo.
Etienne
Bours
Trad Magazine
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ETHNOTEMPOS
La qualité de l’enregistrement, effectué en pleine nature,
se révèle excellente et permet d’apprécier la vituosité des
deux musiciennes.
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Musiques de Luth en pays T’Boli est
la deuxième réalisation de l’Association ALTAMIRA parue
sur le label Buda Musique, après L’Art du Luth
tibétain. ALTAMIRA est une association de solidarité
culturelle permettant d’aider les populations défavorisée
grâce à leur culture et principalement à la publication
sur CD de leur musique traditionnelle. Pour ces
enregistrements le président d’Altamira, Boris LELONG,
s’est ainsi rendu au Sud de l’île de Mindanao (Sud des
Philippines), sur le territoire de la communauté T’Boli
près du Lac Sebu, afin de partager durant quelques
semaines la vie de la population, avec un enregistreur,
un bon micro et un appareil-photo. Il y a découvert deux
joueuses de hegelung (luth traditionnel).
Ces musiciennes virtuoses d’une quarantaine d’années,
Fingguy FLANG et Luming TUAN, jouent du hegelung depuis
leur enfance et ont eu l’occasion, alors qu’elles étaient
adolescentes, d’être conviées à l'autre bout des
Philippines, à Manille, afin de jouer devant les élites
du pays. Elles interprètent ici chacune six morceaux de
leur choix au luth, des morceaux traditionnels, des airs
de danse, mais aussi des compositions contemporaines du
siècle dernier, dont l’une signée du frère de Fingguy,
une autre de Mendung SABAL, chanteuse et musicienne
T’Boli réputée. La qualité de
l’enregistrement, effectué en pleine nature en avril et
en mai 2001 avec des moyens limités, se révèle excellente
et permet d’apprécier la vituosité des deux
musiciennes. Le
livret, richement documenté sur la culture T’Boli et sur
le hegelung, nous apprend que Fingguy joue également du
tambour à baguettes, que Luming excelle au chant et que
toutes deux sont danseuses ; mais il faudra attendre
un autre CD pour apprécier ces autres talents, ce disque
étant consacré uniquement au hegelung. Après sa
publication chez Buda Musique, les deux musiciennes ont
partagé les recettes de ce disque avec une cinquantaine
de femmes de leur village.
La suite immédiate de ce disque, Musiques de Luth en
pays T’Boli, devrait être un prochain CD où seront
réunies une douzaine de musiciennes qui nous présenteront
un éventail des pratiques musicales T’Boli, avec des
enregistrements toujours réalisés par Altamira. On ne
peut qu’admirer cette association pour la qualité de son
travail et l’encourager à continuer sur cette voie.
Sylvie
Hamon
Ethnotempos
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